CAPN liste d’aptitude agrégés 2019

dimanche 9 juin 2019
par  Sébastien LECOURTIER

Accès au corps des agrégés par liste d’aptitude

CAPN 2019







Par Frédéric Seitz, pour les commissaires paritaires nationaux agrégés du SNALC





Le SNALC remercie les personnels de la DGRH B 2-3 pour la qualité des documents transmis et pour leur disponibilité.


1. Nous tenons d’abord à dénoncer les injustices liées à l’application du PPCR.

Nous ne donnerons ici que quelques exemples, réservant une analyse complète et exhaustive aux commissions paritaires nationales à venir.
Le SNALC rappelle le traitement inégalitaire dont certains personnels ont été victimes pour la hors classe, les recteurs leur appliquant un avis, de surcroît pérenne, alors qu’ils n’ont pas eu de rendez-vous de carrière ni la possibilité de contester cet avis.

Pour la classe exceptionnelle, le SNALC dénonce le système des deux viviers. Totalement déséquilibré et profondément inégalitaire, ce système réduit considérablement les possibilités de promotion des personnels qui ne sont pas dans le vivier des fonctions, et ne permet pas que soit reconnues et valorisées comme elles le méritent leur qualité professionnelle et leur implication. Nous rappelons aussi l’aberration qui s’est produite à la dernière CAPN des agrégés où les promotions possibles au titre du vivier des fonctions n’ont pu être attribuées en entier.
En outre, le déclassement indiciaire vécu depuis de très nombreuses années par les agrégés a encore été accentué en 2017, date de la mise en application des nouvelles grilles du PPCR. Le rapprochement des grilles indiciaires des autres corps et de celles des agrégés constitue un déni de leur haute valeur professionnelle et de la qualité de leur engagement.


2. Cette CAPN se déroule dans un contexte où les droits des personnels, leurs conditions de travail sont radicalement remis en cause.

Le SNALC dénonce le projet de loi de transformation de la fonction publique. Pour rendre cette transformation profonde, totale, le projet supprime les CHSCT (comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), au mépris de la considération due à la santé des personnels et à leurs conditions de travail. Il vide également les commissions paritaires de leur contenu et livre ainsi les carrières des personnels à la merci de l’administration qui exercera alors sur elles un contrôle sans partage et donc absolu.

Sous couvert de moderniser le dialogue social, ce projet de loi le réoriente, le dénature, en évacue les enjeux statutaires pour le conformer à des paramètres et à des objectifs managériaux. Or l’expérience, comme celle de France Telecom par exemple, prouve que l’application brutale et artificielle de ces derniers à la fonction publique en dégrade fortement et rapidement la qualité.

Cette mort annoncée du paritarisme constitue une attaque inacceptable contre les droits des personnels, au moment où ne cessent d’être dénoncés les abus et les pressions, où l’administration impose « le pas de vagues » ou autres formes d’omerta.

Nous exprimons également notre opposition au projet de loi « Pour une école de la confiance » de Jean-Michel Blanquer. Nous nous félicitons du retrait des dispositions créant l’école du socle (aussi nommée établissements des savoirs fondamentaux). Le SNALC s’y était opposé avec succès en 2012 : il y demeure opposé plus que jamais en 2019. Le retrait intégral de cet article était en effet une demande forte et étayée que le SNALC a portée auprès du ministère et des élus depuis le début. Pour éviter que les personnels découvrent au détour d’un amendement à l’Assemblée des dispositions aussi énormes et qui n’avaient fait l’objet d’aucune concertation avec les organisations représentatives, le SNALC propose que, la prochaine fois, le dialogue social soit mené dans le bon ordre.

En revanche, la commission du Sénat chargée d’examiner le projet de loi ne s’est pas privée de proposer d’autres amendements dont les conséquences pourraient être dévastatrices. Le SNALC exprime son refus absolu des expérimentations sur l’annualisation du temps de service des professeurs, la formation continue hors du temps de service, le développement de la contractualisation pour les enseignants ou encore l’avis du chef d’établissement sur les décisions d’affectation.

Le SNALC dénonce le maintien de l’article 1 du projet de loi « Pour une école de la confiance » qui impose aux personnels, au nom de la confiance et de la cohésion devant unir les élèves et leur famille au service public d’enseignement, l’obligation d’exemplarité et d’engagement, porte ouverte à toutes les tentatives de pression et de recadrage des personnels par leur hiérarchie, au cas où ils viendraient à exprimer des critiques à l’égard des modalités de fonctionnement de l’institution.


3. Pour ce qui est de cette CAPN et de l’accès à l’agrégation par la liste d’aptitude

le SNALC qui se veut attentif dans les propositions à l’équilibre entre les hommes et les femmes, entre les disciplines, à la place des candidatures émanant de l’enseignement supérieur rappelle que pour la sélection des candidats doit primer la qualité intrinsèque de leur dossier et de la lettre de motivation par laquelle ils montrent comment ils se projettent dans leur nouveau corps. Pour le SNALC, le critère à prendre en compte est en effet la qualité professionnelle élevée à un niveau tel qu’elle démontre l’aptitude à exercer pleinement toutes les missions confiées aux agrégés (classes supérieures de lycée, université, centre de formations). L’admissibilité à l’agrégation, des diplômes de niveau élevé, une thèse, des travaux et des publications peuvent en être le signe.

Cet esprit de la liste d’aptitude des agrégés doit s’appliquer à la fois et tout autant

  • aux candidats déjà avancés dans la carrière pour lesquels l’intégration au corps des agrégés est la reconnaissance de toute une vie professionnelle consacrée à l’enseignement, à la recherche, à la formation, selon le cas, et en plus un encouragement à poursuivre

  • aux collègues avec une ancienneté de carrière nettement moindre mais dont la richesse déjà grande des connaissances, de l’expertise disciplinaire, l’implication pédagogique légitiment l’inscription. C’est en effet l’excellence du dossier qui prime, et la valeur peut, dans certains cas, ne pas attendre le nombre des années.


Le SNALC défend ardemment un enseignement disciplinaire dont l’agrégation constitue la forme achevée. Les élus du SNALC, qui ont étudié minutieusement les dossiers, espèrent renforcer encore en qualité la liste initialement proposée par l’administration par un moyen dont l’efficacité est avérée et qui se trouve être la discussion paritaire.



Il y a eu cette année 15 591 candidatures.

Les rectorats ont proposé à la CAPN 1432 dossiers. Il y avait 356 possibilités de promotion.




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