GRAND ORAL : PLUTÔT RASSURANT, MAIS…

dimanche 10 novembre 2019
par  Sébastien LECOURTIER

GRAND ORAL : PLUTÔT RASSURANT, MAIS…


Article paru dans la Quinzaine universitaire n°1434, novembre 2019
Par Sébastien VIEILLE, secrétaire national à la pédagogie
Le rapport Delhay, avait inquiété le SNALC. Tout y était : « coconstruction », « compétences », « savoir-être », « classe inversée », jusqu’aux neurosciences. Nous avions là un concours d’éloquence où le contenu n’était même plus un prétexte.

L’ÉPREUVE
Le SNALC a été en partie rassuré par le projet de la DGESCO. Pas de jargon. Une épreuve en trois temps, après 10 minutes de préparation, avec un candidat debout :

  • Présentation de 5 minutes : l’élève fournit une question liée aux deux spécialités ou deux questions portant chacune sur une des spécialités (le jury faisant alors un choix).

  • Interaction durant laquelle le jury interrogerait la maîtrise des contenus du programme de spécialité en s’appuyant sur la présentation du candidat.

  • Élargissement où l’élève mettrait en relation son projet ou ses choix de spécialités – voire son implication citoyenne – et ses choix en termes d’orientation future.


CE QU’EN DIT LE SNALC.
La station debout a du sens pour la partie 1. Sur toute l’épreuve, elle est inutile et rendra les échanges peu naturels.

La partie 3 arrive comme un cheveu sur la soupe. Des critères évaluables doivent être définis sur l’argumentation mise en place par l’élève, sa capacité à expliciter ses choix et à mettre en avant leur logique et non sur lesdits choix en termes d’orientation future ou spécialités en amont.

Les deux questions potentielles dans la partie 1 amènent des difficultés. Une question est bien suffisante et éviterait d’alourdir encore le travail des professeurs et des élèves au troisième trimestre.

La composition et la convocation des jurys. Il faut un professeur d’au moins une spécialité liée à l’oral du candidat. Le choix d’une convocation de jurys externes par la DEC est le bon. Le SNALC a réaffirmé la place de tous les collègues, insistant sur l’apport des professeurs documentalistes.

Tout ou partie de son oral en langue s’il choisit de présenter LLCER. Ce peut être une possibilité intéressante offerte au candidat et pourrait être valorisé.

Le pire a été évité. Mais les contours de cette épreuve doivent être affinés et le SNALC restera dans la négociation pour le bien des collègues et des élèves.■


contact :
info@snalc.fr