Audience Rectorat lundi 9 février 2026

Dernière mise à jour le 13 février 2026 par slecourtier

AIX MARSEILLE : L’ACADÉMIE DU BONHEUR

Le SNALC a été reçu en audience lundi 9 février par M. Bruno Martin, Secrétaire Général et Mme Anne Acloque, directrice des ressources humaines. L’agenda de M. le Recteur ne lui avait pas permis de se rendre disponible. Une heure nous a été accordée. C’était peu compte tenu du nombre de points à aborder. Cependant, nous avons vite compris que nos inquiétudes ou requêtes étaient largement exagérées et que l’académie d’Aix Marseille était l’académie du bonheur.

Suppressions de postes dans le 1er degré : on est choyés 

L’académie a perdu 4 000 élèves en 2025 et 4 600 en 2026. Or, 36 postes seulement ont été supprimés au lieu des 278 à prévoir si le nombre de postes supprimés avait été proportionnel à la baisse des effectifs élèves selon la règle nationale. Pour le SNALC, au regard de la dégradation de nos conditions de travail et des collègues qui tombent en burn out comme la pluie en ce début d’année, c’est évidemment 36 postes de trop !

Formation continue : priorité d’une académie en pointe sur le travail collectif et le féminisme 

Plus de 80 % des enseignants de l’académie sont formés (contre 50 % des personnels administratifs). Les nombreuses formations annulées faute de budget seront reportées. Il faut souligner que le fait que les formations aient de plus en plus souvent lieu hors temps de « face-à-face » pédagogique n’entraîne pas une diminution de nombre d’enseignants formés (en moyenne 2 jours et demi à 3 par semaine). Il y a d’ailleurs de plus en plus de formations établissements ou réseaux qui partent des demandes du terrain et favorisent le travail d’équipe. Formidable ! Quant à dire que les femmes sont pénalisées par la multiplication des formations hors temps de service, c’est oublier qu’elles ont un mari et favoriser la diffusion de stéréotypes genrés. Soyons modernes !

Dégradation des conditions de travail : pas de ça chez nous !

De plus en plus de collègues du 2d degré se mettent à temps partiel pour ne pas avoir de service trop lourd (parfois jusqu’à 23h de cours par semaine ) et grèvent ainsi leur future retraite. Peut-être, mais en tout cas le temps partiel leur est accordé (pas comme dans le 1er degré), n’est-ce pas un motif de satisfaction ? D’ailleurs de nombreux professeurs sont preneurs d’heures supplémentaires. Les collègues avec des pathologies lourdes doivent penser à contacter la médecine de prévention le plus en amont possible car cette dernière ne sert pas qu’à délivrer des arrêts. Pour les aménagements de postes non respectés, il faut faire remonter les cas. Quant au nombre de protections fonctionnelles demandées dans l’académie, aucun chiffre n’est disponible.

Contractuels, AESH, AED : circulez, y a rien à voir !

Contrairement à ce qui nous a été remonté, tous les contractuels ayant dépassé les 6 ans d’ancienneté requis sont CDIsés . Pour les problèmes de paie, cela peut arriver, mais les personnels administratifs font de leur mieux et mettent en œuvre les normes comptables. Quant à la rétroactivité des primes REP, REP+ pour les AESH et AED, ils ont tous reçu un courriel pour les informer et le Rectorat travaille avec la DRFIP pour indemniser tous les agents qui ont fait un recours. Une grille de rémunération pour les AED ? On a dû rêver, il n’en a jamais été question. En revanche, un groupe de travail sur la répartition des emplois est prévu.

Bref, selon notre administration autosatisfaite, il serait grand temps de prendre la vie du bon côté et d’arrêter de penser que l’herbe est plus verte ailleurs ! Pour le SNALC, il est plutôt grand temps de sortir d’un déni de réalité préoccupant.

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